Rafael Fink interviewé par Le Nouvelliste

Rafael Fink interviewé par Le Nouvelliste

Temps de lecture : 1 minute

Dans un récent article du journal Le Nouvelliste, Rafael Fink a eu l’occasion de nous partager sa vision sur le rôle du digital pour favoriser une santé durable à tout âge. Il y souligne aussi les défis qui sont encore à relever pour que l’innovation digitale soit réellement accessible à toutes et tous.

 

Le senior-lab a l’honneur pour CQFD

Le senior-lab a l’honneur pour CQFD

Temps de lecture : 1 minute

Notre plateforme a été le centre d’intérêt de l’émission CQFD de la RTS. Rafael Fink, Delphine Roulet Schwab, Francesca Bosisio et Laurent Soldini ont pu expliqué en détails les missions de la plateforme, son fonctionnement et présenter quelques projets phare en cours de développement ou terminés récemment. Une belle occasion de valoriser nos activités.

Monique et Jean-Marc, deux membres actifs de notre communauté ont aussi été interviewés et ont expliqué les raisons qui les ont poussés à participer à nos initiatives.

 Un grand merci à la RTS pour ce joli coup de projecteur qui nous permet une meilleure visibilité partout en Suisse romande.

 Si le sujet vous a plu et que vous souhaitez rejoindre notre communauté en tant que senior. Rendez-vous au lien suivant :

Une application pour favoriser le lien entre retraité·es et entreprises

Une application pour favoriser le lien entre retraité·es et entreprises

Temps de lecture : 3 minutes

Presby est une application qui favorise le lien entre personnes retraitées et entreprises. Frédéric Loutan, associé fondateur de Dahu Solutions, nous parle de cette solution.

D’où est née l’idée de cette application et quel est son objectif ?

L’idée de Presby est née lors de différents travaux de diplômes réalisés auprès de l’Université de Genève dans le cadre d’un DAS en gestion de carrière et du Centre Patronal dans le cursus du MicroMBA. L’objectif de notre application est de permettre aux entreprises de garder le lien avec leurs retraités, lesquels sont de plus en plus nombreux à vouloir poursuivre leur activité. Nous constatons que la démographie en Suisse (et dans les pays occidentaux) va vers un vieillissement de la population, ce qui entraînera une pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs. Cette tendance est déjà présente et va même s’accélérer avec l’arrivée à la retraite de la génération des baby boomer.

Quelles sont les fonctionnalités de Presby ?

Du côté retraité, les utilisateurs auront accès à un annuaire (pour garder contact avec leurs anciens collègues), à des événements et des emplois. Ainsi, notre application permet de lutter contre l’exclusion sociale et de compléter leurs rentes et de leur donner un sentiment d’utilité. Pour les entreprises, elles bénéficient ainsi d’une main d’œuvre qualifiée et déjà formée aux us et coutumes de l’entreprise, et pour un coût bien inférieur à ce que peut proposer une agence de placement.

À qui s’adresse cette solution ?

Aux entreprises soucieuses d’avoir un impact sur l’inclusion des retraités afin de leur assurer de poursuivre et développer leurs activités, eu égard au manque de main d’œuvre annoncé, tout en ayant un impact direct sur leur marque employeur.

Quels sont les bénéfices pour les entreprises ?

Comme évoqué, par la biais de notre application, les entreprises ont accès à une main d’œuvre formée, qualifiée tout en réalisant une économie par rapport à l’utilisation des canaux usuels. De plus, cela constitue un levier important pour leurs marques employeur.

Quels sont les bénéfices pour les personnes retraitées ?

Notre démarche principale est de lutter contre l’exclusion sociale que peut représenter la retraite pour certaines personnes. Nous souhaitons offrir la possibilité aux retraités de poursuivre une activité, de transmettre leurs savoir et de percevoir un complément de revenu.

Quelles sont les prochaines étapes pour Dahu Solutions ?

La prochaine étape est de déployer Presby en Suisse tout en poursuivant l’amélioration continuelle de notre plateforme, en restant à l’écoute des retours des utilisateurs, lesquels nous importent au plus haut point.

Frédérique Loutan, associé fondateur de Dahu Solutions

Buchard Voyages et l’évolution des habitudes touristiques des seniors

Buchard Voyages et l’évolution des habitudes touristiques des seniors

Temps de lecture : 4 minutes

Le senior-lab et Buchard Voyages ont récemment collaboré pour étudier l’évolution des habitudes de l’actuelle et future génération de seniors en matière de voyages. Cela a permis à Buchard Voyages d’orienter son offre pour répondre à des attentes des plus en plus variées. Nous en avons discuté avec Jack Magnenat, Directeur production et marketing de Buchard.

Pour les peu de personnes qui ne devaient pas connaître votre entreprise, pouvez-vous nous présenter Buchard Voyages ?

Buchard Voyages est une entreprise familiale valaisanne qui a sa clientèle en Suisse romande. Une entreprise qui offre des voyages en car dans toute l’Europe et qui s’est développée au fil des 70 dernières années et offre aujourd’hui aussi des voyages en avion, en croisière et plein-air. Aujourd’hui l’entreprise est dirigée par la troisième génération de la famille Buchard.

À qui s’adresse principalement votre offre ?

Notre offre s’adresse à plusieurs publics. Nous offrons des voyages plutôt destinés à des seniors avec un accompagnement sur mesure, des visites guidées et une organisation qui permet de voyager en toute tranquillité. Nous avons également des voyages destinés aux familles et aux couples qui sont axées sur des destinations balnéaires (Majorque, Costa Brava, Italie). Nous avons enfin des offres pour les jeunes comme des courts séjours aux parcs d’attractions.

Observez-vous un changement d’habitudes de vos clients en matières des voyages ? Comment vous vous y adaptez ?

Les habitudes des clients changent et tendent à devenir plus volatiles avec plusieurs façons de voyager qui coexistent. Pour cela, nous avons diversifié notre offre avec des voyages en avion, des croisières et des voyages plein-air afin de répondre à différents souhaits et proposer des voyages qui permettent au client une expérience exclusive. On cherche toujours à proposer quelque chose d’authentique.

Dans quelle mesure les retours de la communauté du senior-lab ont orienté votre offre ?

Ils ont orienté notre offre de différentes manières. Nous avons par exemple misé sur des séjours actifs (randonnée, vélo électrique) mais aussi développé un concept de voyage liberté qui offre une plus grande indépendance tout en bénéficiant du confort offert par Buchard. Nous avons aussi un concept écologique qui nous tiens à cœur et qu’on aimerait développer pour mieux répondre aux attentes de nos clients qui sont toujours plus sensibles à ces aspects comme l’ont bien montré les focus groups réalisés par le senior-lab. Enfin, suite aux retours de la communauté du senior-lab, nous développons aussi des voyages axés sur des expériences exclusives, p.ex. avec des ateliers de cuisine avec des chefs renommés, qui représentent une plus-value par rapport aux voyages individuels.

Vous parlez d’écologie. Avez-vous des mesures prévues en ce sens ?

Nous avons commencé par des petites mesures telles que l’utilisation de produits recyclables pendant nos voyages. Pour l’instant nous ne pouvons pas avoir des cars de voyage électriques car ils n’existent pas. En revanche nous avons la dernière génération de cars qui assure une plus grande efficience et on investit à l’interne pour produire de l’énergie avec des panneaux solaires pour la maintenance des cars et des infrastructures. Pour le voyage, nous travaillons avec des hôtels et des guides qui ont à cœur les aspects écologiques, par exemple en évitant le gaspillage alimentaire ou en assurant la protection des animaux. Il s’agit donc d’un concept global composé de petites mesures qui ont un effet cumulé.

Vous avez aussi parlé de voyages actifs avec des trekking sur plusieurs jours ou des tours à vélo électrique…

Nous développons effectivement une nouvelle communauté de clients pour les voyages électriques avec des destinations plutôt en Suisse ou au sud de l’Europe (p.ex. vélo électrique en Toscane). Les clients peuvent prendre avec leur vélo électrique ou le louer sur place et on organise des tours en vélo avec des visites guidées ou des expériences de dégustation qui permettent d’être plus proche du terroir.

Jack Magnenat, Directeur production et marketing de Buchard.

Comment exploiter la consommation d’électricité pour augmenter la sécurité des seniors ?

Comment exploiter la consommation d’électricité pour augmenter la sécurité des seniors ?

Temps de lecture : 6 minutes

Siima est un système de téléassistance invisible et automatique qui apporte une sécurité supplémentaire dans la vie quotidienne des seniors et de leurs proches. Le senior-lab a accompagné Siima dans le développement et la validation de ce système afin de mieux l’adapter aux besoins des seniors. Pour mieux connaitre cette solution, nous avons interviewé Andreas Müller, fondateur de Siima.

Siima est un système de téléassistance innovateur que vous venez de développer, de quoi s’agit-il exactement ?

Siima est un nouveau système de téléassistance passif différent des autres produits existants. Nous nous sommes rendu compte que les systèmes de téléassistance qui existent aujourd’hui présentent certaines problématiques, notamment ils sont très intrusifs dans la sphère privée des personnes âgées, ils sont stigmatisant et peu acceptés et ils présentent des problèmes d’autonomie. Siima répond à ces problématiques et permet de détecter automatiquement une situation de besoin de la part d’une personne âgée et d’activer une alarme vers un proche ou une centrale d’appels d’urgences.

Comment ce système peut-il détecter une situation de besoin ?

Sur la base de la consommation d’électricité, Siima arrive à saisir et reconnaitre les routines quotidiennes de la personne. Sur la base de ces routines, le système est capable de détecter des anomalies lorsque la consommation d’électricité ne respecte pas la fluctuation attendue. Si par exemple une personne a l’habitude de boire un café le matin à 7h et un jour elle n’arrive pas à sortir du lit à cause d’un problème, le système va détecter une consommation d’électricité atypique et va alerter automatiquement un proche ou une centrale d’appels d’urgences qui peut vérifier si la personne a besoin d’aide. La centrale d’alarme peut également alerter un voisin, un proche ou le service des soins à domicile qui peut se rendre sur place pour aider la personne.

À qui s’adresse ce système ?

Aujourd’hui Siima s’adresse principalement aux seniors qui vivent seuls, qui sont actifs mais qui ont un besoin de sécurité supplémentaire dans leur vie quotidienne. Cela est aussi très apprécié par les proches qui peuvent ainsi vivre plus sereinement. Nous travaillons également avec les services sociaux des villes en Suisse, notamment avec des appartements loués à des personnes de tout âge avec des besoins particuliers (p.ex. à cause de problèmes de santé). L’objectif de ce système est d’augmenter la sécurité et la sérénité des personnes et de leurs proches.

D’où est née l’idée de ce système ?

Comme nous travaillons dans le domaine de l’énergie chez Energie Wasser Bern, nous avons eu plusieurs réflexions autour d’une solution pour augmenter la sécurité des personnes en exploitant les données sur la consommation d’électricité. Nous avons étudié les limites des systèmes de téléassistance actuels et avons discuté avec beaucoup de seniors et de proches pour concevoir une solution simple et moins intrusive. Notre système mise sur la simplicité. Il confronte tout simplement les habitudes quotidiennes des personnes avec leur consommation d’électricité et l’algorithme s’adapte en continu pour prendre en considération les changements d’habitudes qui interviennent avec le temps.

Justement, les habitudes des personnes, bien que routinières, tendent aussi à évoluer avec le temps…

Exactement, et il est important de considérer ces changements et que notre système soit en mesure de s’y adapter automatiquement. Grâce à la collaboration avec le senior-lab, qui a réalisé des focus group et des tests utilisateurs (customer journey) auprès de seniors et des proches, nous avons par exemple compris l’importance de prendre en considération les changements des routines entre les différentes saisons de l’année et actuellement notre système est paramétré pour reconnaitre automatiquement ces changements et éviter les fausses alertes. Les tests avec les utilisateurs nous ont aussi permis de comprendre que le système a besoin d’une période initiale de 4 semaines pour identifier et reconnaitre correctement les habitudes des clients.

Vous avez une approche très participative. En quoi les retours des seniors et des proches vous ont été utiles ?

Pour nous c’était très important de travailler avec le senior-lab pour avoir une organisation externe et neutre qui nous permettait de mieux comprendre les besoins et les avis de nos clients potentiels. La recherche de marché qu’ils ont réalisé nous a montré quel était le positionnement de Siima vis-à-vis des autres solutions. Les retours des seniors et des proches ont tout particulièrement été précieux et ils nous ont permis par exemple d’améliorer nos mesures de protection des données et de mieux calibrer les prix pour rendre notre système plus attractif (nous avons baissé les prix à partir de 2022). Une autre observation intéressante concernait la volonté de certaines personnes de pouvoir lancer une alarme de façon active. Nous sommes ainsi actuellement en train de développer un système qui combine notre alarme passif (alarme automatique sur la base de la consommation d’électricité) avec la possibilité de lancer activement une alarme (alarme manuelle de la personne).

Quels sont les prochaines étapes de Siima ?

Le produit est disponible dans toute la Suisse. Aujourd’hui on doit installer physiquement le « smart meter » (compteur intelligent) dans le logement du client pour pouvoir collecter les données sur la consommation d’électricité. À l’avenir, une loi fédérale prévoit l’obligation d’avoir un « smart meter » dans chaque logement en Suisse. Cela permettra de partager ces données beaucoup plus facilement et de développer et diffuser des solutions innovantes telles que siima. Les clients pourront ainsi s’abonner plus facilement à siima sans devoir installer un outil supplémentaire.

Fondateur de Siima

Entretien avec Simon Stocker – GERONTOLOGIE CH

Entretien avec Simon Stocker – GERONTOLOGIE CH

Temps de lecture : 3 minutes

« Ma commune, amie des aînés » est une plateforme qui vise à rendre les communes plus conviviales pour les seniors. Développée par GERONTOLOGIE CH, cette plateforme permet aux acteurs politiques et aux professionnel·les d’évaluer dans quelle mesure leur commune est adaptée aux besoins des personnes âgées. Nous en avons parlé avec Simon Stocker, Chef de projet « Politique de la vieillesse » auprès de GERONTOLOGIE CH et responsable du développement de la plateforme.

Comment est née l’idée de cette plateforme ?
Déjà depuis 2012, il y avait un questionnaire sur papier. On m’a demandé de le réviser. Il a été immédiatement clair que le nouveau produit devait être numérique et librement accessible afin de rendre le questionnaire accessible au plus grand nombre de personnes et de communes possible.

Comment les acteurs politiques et les professionnel-le-s peuvent utiliser cette plateforme ?
D’une part, un questionnaire est fourni. Il peut être utilisé gratuitement en ligne ou sur papier. Les personnes âgées évaluent leur commune de cette manière. Il est préférable qu’une commune, une ville ou même une organisation réalise une telle enquête. Tous les retours d’information peuvent être évalués dans un outil Excel. GERONTOLOGIE CH soutient également les communes et les conseille sur la meilleure utilisation possible d’une enquête. D’autre part, de nombreuses connaissances et exemples sont également disponibles sur la plateforme. Cela sert à stimuler les communes avec des bonnes pratiques.

On sait que les profils et les besoins des personnes âgées sont très différents les uns des autres. Ça n’a pas dû être simple de développer un test « standardisé » qui tiens compte de cette hétérogénéité. Comment avez-vous réussi à intégrer cette hétérogénéité dans le test ?
C’était un véritable défi. Le questionnaire est basé sur le concept de « villes amies des aînés » de l’OMS. Il est donc très bien fondé. Dès 2021, un large groupe de travail l’a élaboré. Lors de la révision du questionnaire, nous avons à nouveau consulté des experts afin d’obtenir une image large et bien fondée.

Pouvez-vous nous fournir des exemples de mesures qui caractérisent une commune amie des aînés ?
Il existe différents niveaux de mesures. Des mesures structurelles telles que l’installation de bancs de parc supplémentaires. Des mesures sociales telles que la création d’un groupe de cuisine pour les personnes âgées ou d’un groupe d’entraide pour les proches aidants. Mais aussi des informations améliorées sous la forme d’un aperçu. Souvent, les questions donnent déjà une indication de la direction dans laquelle la commune doit travailler.

Vous avez lancé la plateforme en début 2021. Est-ce que les communes ont déjà montré de l’intérêt pour cet outil ?
Nous sommes satisfaits jusqu’à présent, oui. Certaines communes réalisent des enquêtes avec ce système et certains cantons se montrent intéressés à offrir la plateforme à leurs communes et à la promouvoir. Nous évaluons actuellement la plateforme afin de l’améliorer encore. Pour ça, une unité spécialisée dans la politique du vieillissement à GERONTOLOGIE CH développe un concept pour aider les communes à réaliser des enquêtes participatives. La plateforme et le projet sont en constante évolution.

Simon Stocker, Chef de projet « Politique de la vieillesse » auprès de GERONTOLOGIE CH et responsable du développement de la plateforme.