Les seniors toujours plus sportifs

Les seniors toujours plus sportifs

Temps de lecture : 5 minutes

Pour la population suisse, la passion pour le sport n’a pas d’âge. Les derniers chiffres publiés par l’Office fédéral du sport (OFSPO) le montrent clairement : les personnes de 65 ans et plus sont toujours plus sportives. La proportion de personnes actives chez les 65-74 ans est aujourd’hui la même que chez les 15-24 ans. Les personnes de plus de 75 ans montrent aussi une forte propension à l’activité sportive. Il suffit de penser que le 51% de ceux-ci pratiquent une activité sportive plusieurs fois par semaine pour un total de plus de 3 heures. Cette proportion est même supérieure à celle que nous observons parmi les 25-34 ans (48%), les 35-44 ans (46%), les 45-54 ans (50%) et les 55-64 ans (48%). Le senior-lab a voulu approfondir avec des seniors les constats publiés par l’OFSPO dans son rapport « Sport Suisse 2020. Activité et consommation sportives de la population suisse ». Des entretiens ont été menées avec des personnes de 65 ans et plus qui pratiquent régulièrement une activité sportive. Liliane, qui a 77 ans, rentre dans cette catégorie et nous raconte sa passion pour la marche à pied, la randonnée en raquette de neige et la gymnastique qu’elle pratique trois fois par semaine. Pour elle, le sport représente un moyen pour maintenir le rythme de la semaine, « Je fais du sport pour rester en forme et pour garder ma souplesse. Il me permet également de garder un certain rythme avec trois cours par semaine auxquels je suis inscrite et cela me motive à y aller. Cet aspect m’a beaucoup manqué pendant le confinement. ».

En ce qui concerne les motivations, les sportifs suisses affirment faire du sport principalement pour leur santé et pour se maintenir en forme. D’autres éléments souvent cités dans le rapport de l’OFSPO sont le plaisir de bouger, le contact avec la nature, la réduction du stress et la détente. L’aspect social, à savoir la possibilité de rencontrer et d’échanger avec d’autres personnes pendant la pratique sportive, est quant à lui cité comme motivation principale par un tiers des personnes interviewées. Au contraire, la performance et la compétition jouent un rôle marginal dans la pratique sportive des suisses. Marcel, 74 ans, nous confirme ces constats par téléphone, « Je pratique du sport parce que j’ai du plaisir à le faire et parce qu’il est positif pour ma santé et je pense que les seniors sont toujours plus conscients que pour bien-vieillir il est important d’avoir une activité physique adaptée. Le sport (marche et vélo) me permet aussi de découvrir des coins de notre Pays sous une autre perspective. ». Pour Monique, septuagénaire vaudoise, l’activité physique assume des fonctions qui vont au-delà de l’aspect physique, « La natation c’est un besoin car ça fait 40 ans que je nage chaque jour au moins une demi-heure. Je dis toujours que je fais ma prière quand je fais mes longueurs, dans le sens que je me recentre sur moi. Pour le vélo, ce sont l’aspect physique et la compagnie qui me poussent à le pratiquer. Je trouve important d’avoir des contacts réguliers quand on est à la retraite. Après, j’ai commencé à pratiquer aussi de la gym parce que la natation ne suffisait pas et je voulais avoir une activité qui me permettait de garder mon autonomie et une certaine souplesse. ». Nourrir les contacts sociaux, maintenir l’autonomie physique et être en contact avec la nature sont des aspects tout aussi importants que la santé dans la pratique sportive des seniors. Selon l’OFSPO, pour les personnes de 65 ans et plus, le sport représente également une aide pour conserver sa mobilité au quotidien et pour entretenir ses capacités cognitives.

Contrairement à ce qui était observé en 2014, aujourd’hui l’activité sportive augmente après la retraite aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Ces dernières ont tendance à se mettre massivement au sport une fois arrivées à l’âge de la retraite. L’étude de l’OFSPO montre que le 80% des femmes entre 65 et 74 ans pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine, ce qui les place au premier rang par rapport à leurs consœurs plus jeunes. En ce qui concerne le type de sport, nous observons des préférences assez claires selon l’âge des pratiquants. Sans grande surprise, la randonnée est le sport préféré par un grand nombre de seniors, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. La natation et le cyclisme sont aussi en haut de la liste des sports favoris. Autre sport populaire en Suisse, la pratique du ski tend à diminuer chez les seniors, alors que la gymnastique devient toujours plus populaire à partir des 60 ans. Côté finances, les personnes entre 65 et 74 ans dépensent en moyenne 1’861 francs par an, investis principalement pour des vêtements et des équipements, ainsi que pour des voyages à caractère sportif.

Nous avons demandé aux seniors quels sont leurs besoins ou idées d’amélioration en matière de sport. Les pistes cyclables restent une thématique sensible pour les cyclistes comme Marcel, « Pour le vélo, on pourrait mieux développer nos pistes cyclables sur le modèle de l’Allemagne où elles sont souvent physiquement séparées de la route alors qu’ici elles sont simplement peintes sur la route. ». Cela permettrait de résoudre une cohabitation parfois compliquée entre automobilistes et cyclistes. Un autre élément concerne la possibilité de suivre des cours collectifs avec des exercices sur mesure. Liliane remarque positivement cet aspect auprès de la salle de gym qu’elle fréquente, « Aux cours de gym, souvent ils donnent plusieurs options avec différents niveaux d’engagement pour un même exercice et chacun choisit le niveau qui lui convient. Chacun a ses petites faiblesses physiques et cela permet de suivre des cours en compagnie tout en ayant des niveaux différents. ». Enfin, Monique soulève la question de la planification des circuits en vélo, « Quand on va en vélo en groupe, on essaie d’éviter des routes cantonales trop trafiquées. Chacun d’entre nous est responsable à tour de rôle de choisir un circuit. De mon côté, je planifie les circuits sur des cartes numériques de swisstopo et je vais ensuite les tester individuellement pour pouvoir les adapter avant de les proposer au reste du groupe. ». La possibilité de planifier des circuits selon plusieurs critères et de les partager avec d’autres sportifs pourrait faire l’objet d’une réflexion commune en vue de développer ou améliorer des applications spécifiquement dédiées à l’activité sportive.

Les motivations et les freins à l’activité sportive des seniors peuvent être très variés. Pour mieux comprendre quels sont les aspects positifs et négatifs qu’ils rencontrent pendant l’activité sportive, le senior-lab propose ici un petit-sondage sur la pratique sportive des seniors.

Source : Lamprecht, Markus, Bürgi, Rahel et Stamm, Hanspeter (2020) : Sport Suisse 2020. Activité et consommation sportives de la population suisse

Reprise des échanges avec le Stabbi’lab d’Annecy

Reprise des échanges avec le Stabbi’lab d’Annecy

Temps de lecture : 1 minute

Dans le cadre de sa participation au projet Interreg Autonomie 2020, le senior-lab avait entrepris une collaboration fructueuse avec le Stabbi’lab, un laboratoire vivant intégré au Centre hospitalier d’Annecy.

Les travaux du Stabbi’lab ont un focus sur la prévention des chutes dans une perspective gérontologique. Par le biais de cette thématique, les liens à faire avec les activités du senior-lab sont nombreux. C’est pour cette raison que la fin du projet Interreg ne devait pas signifier la fin de la collaboration entre nos deux structures.

Le Stabbi’lab vient d’engager sa responsable, Kathleen Duclos, qui sera en charge du développement du laboratoire et de ses partenariats. Son arrivée est évidemment l’occasion de reprendre les discussions sur les collaborations possibles entre le senior-lab et le Stabbi’lab. Un premier échange a eu lieu cette semaine entre notre coordinatrice, Anna Golisciano, le responsable des relations avec la communauté du SL, Rafael Fink, et la responsable du Stabbi’lab.

Des nombreuses idées ont émergées, dont une qui pourrait se concrétiser bientôt, celle d’organiser des conférences en commun pour approfondir des thématiques qui tiennent à cœur à nos deux laboratoires.

Nous nous réjouissons déjà de cette perspective !

Entretien avec Anna Golisciano, coordinatrice du senior-lab

Entretien avec Anna Golisciano, coordinatrice du senior-lab

Temps de lecture : 4 minutes

Anna Golisciano, coordinatrice du senior-lab, nous parle des projets de co-création menés avec et pour les seniors et du rôle que chaque aîné·e peut y jouer.

Anna Golisciano, comment présenteriez-vous le senior-lab à un·e senior pour lui donner envie de rejoindre sa communauté ?

La mission du senior-lab (SL) est de développer des produits, services et technologies qui favorisent une meilleure qualité de vie des seniors.

Au sein de l’équipe, nous sommes convaincu·e·s qu’aucune innovation réussie ne peut voir le jour sans la participation de celles et ceux à qui elle est destinée. C’est pour ça que nous avons choisi de fonctionner selon les principes d’un Living Lab ou, pour le dire en français, d’un laboratoire vivant, c’est-à-dire un lieu de rencontre et d’échange entre tous les acteurs concernés par une thématique donnée. Les seniors font bien sûr partie intégrante de ce dispositif, ils en sont même le centre !

Intégrer la communauté des seniors du SL représente une occasion unique de prendre part à des projets d’innovation avec des chercheur·e·s, mais aussi des représentant·e·s de collectivités publiques, d’entreprises et d’associations. A travers ces rencontres, vous pouvez influencer ces professionnel·le·s pour une meilleure prise en compte de vos attentes.

Concrètement, en tant que membre de la communauté, vous recevez des invitations à participer à des recherches, à des groupes de travail ou à des ateliers de réflexion. La participation est gratuite et il n’y a aucune obligation. C’est vous qui choisissez à quelles activités vous participez.

Vous recevez également la newsletter du senior-lab pour être informé·e des avancées des projets. Et si vous avez l’âme d’un·e journaliste, pourquoi ne pas intégrer le groupe éditorial composé de seniors ?

Qu’est-ce qu’un·e senior peut amener au senior-lab ?

Pour participer au senior-lab, aucune connaissance particulière n’est nécessaire. Il faut simplement avoir envie de partager ses expériences et ses constats quotidiens, de parler de ses préoccupations, mais aussi de ses attentes et de ses aspirations.

Toutes les personnes dès 65 ans sont les bienvenues, indépendamment de leur formation ou de la profession qu’elles ont exercée. Les connaissances scientifiques, c’est l’affaire de nos équipes de recherche ! Les membres seniors, eux, ont plutôt la mission de les interpeller sur leurs propres besoins et d’apporter un regard critique sur les idées développées au sein du SL afin de co-créer ensemble les solutions les mieux adaptées aux attentes des aîné·e·s.

Je sais que pour certain·e·s, le contexte académique peut être intimidant, surtout si on n’a pas fréquenté les bancs universitaires dans sa jeunesse. Mon souhait est que le senior-lab soit avant tout un lieu convivial où parler de sujets importants avec une certaine légèreté et la conviction que les expériences de chacun·e peuvent être utiles à d’autres.

Avez-vous un exemple concret d’activité ou de projet avec les seniors que vous aimeriez partager ?

Pour ces deux premières années d’activité, le senior-lab a décidé de se consacrer à la thématique de la mobilité. Plusieurs projets avaient été menés au cours de la phase pilote et la mobilité est toujours revenue comme un sujet préoccupant particulièrement les personnes âgées.

En novembre dernier, nous avons organisé un atelier participatif réunissant des chercheur·e·s des HES (notamment des économistes, des ingénieurs, des designers et des professionnel-le-s de la santé) et des représentant·e·s de communes vaudoises, du canton, d’entreprises de transports locales et du milieu associatif. Et bien sûr, les membres seniors de notre communauté ont également été invités à y prendre part.

Cette rencontre avait pour objectif de proposer un début de réflexion participative, avec l’ensemble des acteurs concernés, autour des défis liés à la mobilité des seniors. Pour le senior-lab, c’était une opportunité de valoriser ses méthodes de travail et leur potentiel en termes de créativité et d’innovation.

Au cours de cette rencontre, j’ai eu l’occasion d’animer les discussions au sein d’un des groupes. Ce qui était particulièrement intéressant était de voir à quel point les participant·e·s étaient à l’écoute les un·e des autres, alors que chacun faisait face à des enjeux très différents en termes de mobilité.

Pour les seniors, un des points forts de cette rencontre était la possibilité de discuter avec les représentant·e·s des transports publics. Les personnes âgées, pour la plupart, se déplacent régulièrement en bus et avaient donc beaucoup de suggestions sur ce qui pouvait être amélioré. Mais cette rencontre était aussi l’occasion de dire à quel point ce service était apprécié et utile.

La réflexion sur la mobilité se poursuit en 2020 avec un événement public qui se déroulera en novembre, si la situation du COVID-19 le permet.

Anna Golisciano, coordinatrice du senior-lab jusqu’en 2021

Entretien avec Baptiste Udriot – Suisse solidaire et responsable

Entretien avec Baptiste Udriot – Suisse solidaire et responsable

Interview avec Baptiste Udriot, co-fondateur de www.suisseresponsable.ch, une plateforme suisse qui promeut l’entraide au temps du coronavirus.

Monsieur Udriot, comment est née l’idée de créer la plateforme “Suisse solidaire et responsable” ?
La plateforme “Suisse solidaire et responsable” est née de l’urgence totale dans laquelle le Pays a été plongé lors des premières mesures éditées par le Conseil fédéral. Dans notre entreprise G-Visuel nous avons constaté que cette situation allait perdurer et nous avons décidé de nous rendre utiles. C’est ainsi qu’est née l’idée de cette plateforme qui permet aux gens de s’entraider dans cette situation de crise.

Les gens qui s’inscrivent à cette plateforme acceptent d’apparaître sur une carte de la Suisse avec leur nom, leur numéro de téléphone et les tâches qu’ils seraient prêts à accomplir pour aider. Cela permet à ceux qui en ont besoins de trouver très rapidement autour d’eux quelqu’un de disponible pour les aider.

La deuxième étape c’était de classer par catégorie les gens qui s’inscrivent. Les bénévoles qui ne possèdent pas de diplôme dans les soins apparaissent en rouge sur la carte et les bénévoles qui ont un diplôme dans les soins apparaissent en bleu. Ces deux listes sont ensuite renvoyées aux organisations cantonales qui gérent les bénévoles et aux services de la santé publique.

Comment faut-il faire pour s’inscrire ?
Vous pouvez aller vous inscrire directement sur la plateforme www.suisseresponsable.ch. Une application pour smartphone est aussi déjà prête pour Iphone et Android.

Pour ceux qui n’utilisent pas internet ou le smartphone, sur notre site il y a la possibilité de télécharger une feuille qui peut être imprimée et affichée à la porte d’entrée du batiment ou sur la boîte aux lettres. Cela permet d’informer nos voisins qu’on est disponibles pour les aider.

Comment assurez-vous la sécurité et la santé à la fois des bénévoles inscrits et des bénéficiaires de l’aide ?
Nous avons publié sur notre plateforme les règles d’hygiène à suivre et nous incitons les personnes qui s’entraident à les lire et les respecter. Nous avons aussi publié une carte Suisse où vous pouvez cliquer sur votre canton et vous vous retrouvez sur la page officielle de l’autorité cantonale avec toutes les informations nécessaires.

Dans l’avenir, voyez-vous déjà une façon de pérenniser cette initiative ?
Je pense qu’on est dans une crise extrêmement grave et il y aura aussi une après crise où il y aura beaucoup de gens qui auront besoin d’aide. Dans cet après-crise cette application peut être encore très utile. Nous avons mis en place une plateforme mais ce sont les gens qui font vivre la plateforme et cela est magnifique.

Entretien avec Olivier Ertz – MoDos

Entretien avec Olivier Ertz – MoDos

Temps de lecture : 4 minutes

Olivier Ertz est professeur responsable de la filière Ingénierie des Médias à la HEIG-VD. Avec une équipe de recherche issue des diverses Hautes Ecoles romandes et du senior-lab, il mène le projet Mobilité Douce des Seniors (MoDoS).

Professeur Olivier Ertz, pouvez-vous nous présenter brièvement les défis du projet MoDoS ?
La mobilité pédestre est facteur d’autonomie, de bien-être, de santé, et elle doit être encouragée à tous les âges. D’un côté, l’espace public urbain doit être adapté autant que faire se peut. D’un autre côté, c’est à l’usager de s’adapter avec ses contraintes propres de marcheur.

MoDoS se focalisant sur la mobilité urbaine pédestre d’une population amenée à croître, les seniors, Le premier défi à souligner concerne notre capacité à modéliser le comportement du piéton senior pour qualifier les tronçons d’un réseau pédestre selon un niveau de service pour senior. A partir de ce modèle, le principal défi concerne alors véritablement la capacité de collecter les données du terrain, toutes ces caractéristiques utiles qui ne sont jamais prises en compte quand vous utilisez un classique outil qui vous calcule l’itinéraire d’un lieu de départ à un lieu d’arrivée, le plus court, le moins onéreux, éventuellement le plus pittoresque. Pour MoDoS, il importe de connaître la largeur de trottoir, la présence d’obstacle, l’absence d’abaissement de trottoir, la présence d’un îlot de traverse, voire la durée d’un feu de passage piéton ou même si tel ou tel tronçon pédestre est fortement incliné, ombragé, relativement calme, avec banc pour une pause, autrement dit tout ce qui participe positivement ou négativement à l’expérience piétonne du senior. En découle un troisième défi, celui de garantir la qualité des données, dont notamment son actualité, et ce afin que l’outil de calcul d’itinéraire fournisse des résultats fiables, c’est-à-dire un outil auquel on peut se fier.

Pourquoi les ingénieurs ont-ils décidé de travailler en collaboration avec les seniors, par le biais du COSY et du senior-lab notamment ?
Bien sûr, pour définir un modèle de niveau de service pour le déplacement des seniors en milieu urbain, ce sont les usagers seniors qui le pratiquent qui le connaissent le mieux. Aussi, c’est la méthodologie centrée-utilisateur qui nous amène à mettre le futur utilisateur senior au coeur du projet, pour concevoir un outil numérique appropriable, utilisable et qui réponde au besoin. Mais surtout la collaboration avec les seniors participe de l’approche générale du projet, celle de compter sur et d’encourager la participation citoyenne. En effet, si nous souhaitons développer des outils logiciels, des algorithmes comme on aime à dire aujourd’hui, avec une certaine intelligence, le dispositif a besoin de l’humain pour fonctionner, de la collecte et mise à jour des données de terrain à la validation des résultats automatiques générés. Comme nous avons décidé de sélectionner des tronçons-pilotes au coeur d’Yverdon-les-Bains, le COSY et le senior-lab ont été les deux partenaires naturels de notre projet.

A quoi ressemblera cette collaboration, concrètement ?
Pour le projet MoDoS, il est d’abord prévu d’impliquer des seniors du COSY pour un atelier terrain dit « atelier promenade » afin de recueillir des informations sur le comportement du piéton senior au coeur de la ville d’Yverdon-les-Bains et identifier des obstacles sur l’environnement piétonnier. S’en suit un atelier de synthèse qui doit permettre d’étoffer encore l’analyse et de dégager les premiers paramètres du modèle. Entretiens, observations, tests utilisateurs, questionnaires sont aussi tous les outils méthodologiques qui nécessitent l’implication des seniors tout au long du processus de conception du produit final. En cela, MoDoS représente une opportunité pour les seniors de s’engager dans un projet de Ra&D typique de ce qui se fait dans une HES, et c’est une superbe opportunité pour les HES de déployer des projets de science citoyenne et participative.

Olivier Ertz, professeur à la HEIG-VD

Seniors et mobilité : quelles alternatives à la voiture ?

Seniors et mobilité : quelles alternatives à la voiture ?

Temps de lecture : 2 minutes

Ateliers de réflexion

L’abandon, volontaire ou contraint, du permis de conduire représente une préoccupation pour beaucoup de seniors. Il oblige les entreprises de transports et les collectivités à développer des nouvelles offres pour favoriser leur autonomie. Quelles alternatives existent aujourd’hui ? Lesquelles développer pour demain ?

Jeudi 21 novembre 2019, le senior-lab a organisé un premier atelier de réflexion sur la mobilité des seniors et sur la question de l’abandon du permis de conduire (volontaire ou contraint), qui préoccupe particulièrement les personnes âgées.

Cet atelier réunissant diverses parties prenantes (entreprises de transports, collectivités publiques, milieux académique et associatif). Il a été l’occasion de faire le point sur les problèmes et les inquiétudes engendrés par la perte du permis de conduire. Les participant-e-s ont menés des réflexions sur les alternatives, actuelles ou futures, à la voiture.

Seniors et professionnel-le-s pointent les freins à la mobilité et réfléchissent à des solutions concrètes. Novembre 2019 au senior-lab.

Parmi les problèmes identifiés, citons : la difficulté à se déplacer en transports publics pour les loisirs (en montagne ou en forêt par exemple), le soir lorsque l’offre est plus rare et que la crainte de se déplacer seul-e apparaît, l’isolement social, en particulier pour les personnes vivant hors zones urbaines, ainsi que l’impact négatif sur l’estime de soi.

Grâce à des méthodes participatives et d’innovation, les quarante-deux participant-e-s ont imaginé des solutions aussi nombreuses que variées pour faciliter le passage vers d’autres modes de déplacement : période de transition test pour percevoir les bienfaits d’une vie sans voiture, offre de soutien au déménagement pour celles et ceux qui vivent en campagne, ou encore co-voiturage culturel font partie des idées évoquées.