Viellir en bonne santé – numérisation

Viellir en bonne santé – numérisation

Temps de lecture : 4 minutes

Le senior-lab est mis à l’honneur dans le deuxième numéro de “Vieillir en Bonne Santé”, une publication de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Rafael Fink, responsable de la communauté du senior-lab et collaborateur scientifique à la Haute École de la santé La Source et Delphine Roulet-Schwab, Professeure à la Haute École de la Santé La Source, co responsable du senior-lab et présidente de GERONTOLOGIE.CH, y ont contribué avec deux articles explorant les défis du numérique dans une société vieillissante.

Le numéro présente également en avant-première le projet en cours de développement : la « Plateforme Digital Facile », qui sera lancée début 2024 et qui vise à faciliter l’utilisation des technologies à travers de tutoriels adaptés et participatifs et un page d’entraide intergénérationnelle.

Risques et enjeux du numérique pour les seniors

Cet article explore les opportunités et les défis liés à l’utilisation des outils numériques dans le domaine de la santé pour les seniors. Des avantages potentiels aux risques tels que l’inégalité d’accès, l’article souligne l’importance de tenir compte de la diversité au sein de la population âgée pour éviter une exclusion numérique.

Conseils pour l’inclusion numérique des seniors

Les travaux du senior-lab ont identifié des conseils précieux pour favoriser l’inclusion numérique des seniors. De la conception de solutions numériques adaptées à l’accompagnement pratique, l’article met en lumière des recommandations pour s’assurer que les seniors bénéficient pleinement des technologies.

Plateforme digitale facile

Initiative co-créée par et pour les seniors du senior-lab. Cette plateforme vise à faciliter l’apprentissage des technologies du quotidien à travers des tutoriels vidéo, un blog d’entraide, et une plateforme d’annonces en ligne. Impliquant directement les seniors dans sa création, la « Plateforme Digital Facile » a été développée pour répondre aux besoins des personnes âgées et favoriser une transition numérique inclusive. impactées par l’évolution des technologies.

Nous vous transmettrons tout prochainement plus d’informations sur ce projet qui est en cours de développement.

Vieillir en bonne santé – participation

Vieillir en bonne santé – participation

Temps de lecture : 2 minutes

Dans le cadre de la nouvelle série de rapports de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), le senior-lab a été intégré dans les 14 exemples pratiques d’initiatives participatives qui favorisent une réelle implication des seniors dans la prévention.

L’OFSP vient de publier le premier numéro de sa nouvelle série de rapports intitulée « Vieillir en bonne santé – promotion de la santé avec les personnes âgées en Suisse », réalisée en collaboration avec la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) et Promotion Santé Suisse. Le premier numéro est dédié à la participation des seniors et à leur “empowerment” (processus de renforcement, valorisation et autonomisation).

Rédigé avec plusieurs professionnels de la santé et des seniors engagés, ce premier numéro contient:

  • Une partie introductive où les seniors prennent la parole : pourquoi certains s’engagent et d’autres pas ?
  • Une partie théorique où le thème est mis en lumière sous plusieurs angles : en quoi consiste une participation des seniors réussie ? Quels sont les liens entre la participation, « vieillir en bonne santé » et les stratégies nationales, voire internationales, de santé publique ? Pourquoi est.il important de considérer la voix des seniors ?

Le cœur du numéro est constitué de quatorze exemples pratiques qui illustrent de nombreuses initiatives en Suisse, parmi lesquelles nous trouvons senior-lab.

Pour une transition numérique plus inclusive dans le domaine touristique

Pour une transition numérique plus inclusive dans le domaine touristique

Temps de lecture : 6 minutes

Le senior-lab a participé à un projet de recherche de grande envergure menée avec l’Institut Tourisme de la Haute Ecole spécialisée du Valais (HES-SO Valais Wallis).

Cette étude intitulée “Vers une transition numérique inclusive dans le tourisme” s’est focalisée sur le niveau de connaissance, d’acceptation et d’utilisation des technologies et services digitaux dans la vie quotidienne et plus particulièrement en tant que touriste. Dans cette perspective, le projet a examiné les risques et opportunités d’une transition numérique dans le tourisme et, en particulier, si l’existence d’une fracture numérique entre différentes catégories d’utilisateurs pouvait être à la fois identifiée et expliquée.

Méthodologie générale

Au bénéfice d’un financement de la HES-SO, le projet s’est déroulé d’octobre 2021 à juin 2022.

Un sondage à tout d’abord été diffusé auprès de groupes cibles d’utilisatrices et utilisateurs en Suisse, en France et en Allemagne. Un total de 965 personnes y ont répondu. Ces données ont été complétées par un atelier de discussion et des entretiens avec des seniors ainsi qu’avec des destinations touristiques pour déterminer des pistes d’amélioration de leur offre.

Résultats principaux

La différence d’âge n’a que peu d’influence sur l’utilisation des sites internet de destination.
Pour la recherche d’information et la réservation, les répondants ont, pour la majorité, mentionné utiliser Internet (72%), le site web de la destination (54%) et des portails de réservation (38%), ce qui démontre une utilisation marquée des outils digitaux. Cependant les recommandations de la famille ou d’amis (40%) et la visite d’un bureau d’information (23%) restent encore des sources d’information employées.

Les modalités de réservations hotelières varient selon l’âge et le pays
Les réservations hôtelières lors de voyage sont réparties en 44% pour les portails de réservation, 34% directement à l’hôtel, 13% en agence et 9% autres, ce qui montre que les portails en ligne sont de plus en plus utilisés. A noter toutefois que les Français et les Allemands les utilisent plus volontiers que les Suisses, qui eux réservent plus volontiers directement auprès de l’hôtel. Les plus jeunes réservent plus fréquemment (58%) sur des portails que les plus âgés (25%), c’est l’inverse en ce qui concerne les réservations directes (25% contre 50%).

Les préférences en termes d’usage d’applications mobiles son culturelles
Les Suisses utilisent plus volontiers une application mobile de destination pour s’informer durant le voyage et font plus confiance à des sites d’évaluations de prestations en ligne (TripAdvisor) que les Français ou les Allemands

La fracture numérique ne se résume pas à l’âge des utilisatrices et utilisateurs
Les conclusions tirées de l’analyse quantitative montrent une multiplicité de profils d’utilisateurs des outils et services digitaux. Cette multiplicité se reflète non seulement dans les habitudes et usages de ces outils et services, mais aussi dans le degré d’acceptation, de méfiance et de connaissance qui y sont attachés. Cette diversité de profils montre aussi une réalité bien plus complexe que le stéréotype définissant l’âge comme barrière à une transition numérique inclusive.

Notre analyse montre l’importance pour les destinations de reconnaître que les usages et attitudes envers la digitalisation de leurs services sont variés et doivent être évalués avant d’adopter une solution digitale.

De même, il est du devoir des institutions étudiant la question de la transition numérique d’être proactives et aller à la rencontre des destinations et administrations pour réfléchir ensemble aux moyens de rendre cette transition inclusive.

Les seniors interrogés dans le cadre des entretiens et du groupe de discussion ont, eux, évoqué plusieurs mesures d’amélioration pour les activités de loisir et les destinations touristiques :

  • Dans la mesure du possible, garder un service humain et maintenir les supports physiques tels que les catalogues et prospectus encore quelques années, même s’ils ont conscience qu’ils sont amenés à disparaitre et que les destinations doivent prévoir pour la génération à venir.
  • Privilégier une présence sur les médias traditionnels (presse, TV et radio) pour communiquer l’offre aux seniors.
  • Améliorer les services des offices du tourisme : ils pourraient y avoir des recommandations plus personnalisées, mieux expliquer les applications dédiées mises à disposition des visiteurs ainsi que les itinéraires piétons.
  • Améliorer le référencement des sites des hôtels ou de certaines attractions touristiques, rarement sur la première page de Google. Plusieurs personnes comparent les offres en ligne, mais préfèrent réserver en direct auprès du prestataire, et sont déroutées par le nombre de liens publicitaires.
  • Pour pallier à la disparition des automates d’achat de titres de transport, proposer et promouvoir l’achat dans des lieux décentralisés comme les kiosques par exemple, voire offrir la gratuité des transports en commun, une mesure proposée par plusieurs personnes.
  • Travailler par itération d’essai-erreur et auditer les outils développer avec des seniors et des personnes malvoyantes pour s’assurer de leur accessibilité.

Une application pour favoriser le lien entre retraité·es et entreprises

Une application pour favoriser le lien entre retraité·es et entreprises

Temps de lecture : 3 minutes

Presby est une application qui favorise le lien entre personnes retraitées et entreprises. Frédéric Loutan, associé fondateur de Dahu Solutions, nous parle de cette solution.

D’où est née l’idée de cette application et quel est son objectif ?

L’idée de Presby est née lors de différents travaux de diplômes réalisés auprès de l’Université de Genève dans le cadre d’un DAS en gestion de carrière et du Centre Patronal dans le cursus du MicroMBA. L’objectif de notre application est de permettre aux entreprises de garder le lien avec leurs retraités, lesquels sont de plus en plus nombreux à vouloir poursuivre leur activité. Nous constatons que la démographie en Suisse (et dans les pays occidentaux) va vers un vieillissement de la population, ce qui entraînera une pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs. Cette tendance est déjà présente et va même s’accélérer avec l’arrivée à la retraite de la génération des baby boomer.

Quelles sont les fonctionnalités de Presby ?

Du côté retraité, les utilisateurs auront accès à un annuaire (pour garder contact avec leurs anciens collègues), à des événements et des emplois. Ainsi, notre application permet de lutter contre l’exclusion sociale et de compléter leurs rentes et de leur donner un sentiment d’utilité. Pour les entreprises, elles bénéficient ainsi d’une main d’œuvre qualifiée et déjà formée aux us et coutumes de l’entreprise, et pour un coût bien inférieur à ce que peut proposer une agence de placement.

À qui s’adresse cette solution ?

Aux entreprises soucieuses d’avoir un impact sur l’inclusion des retraités afin de leur assurer de poursuivre et développer leurs activités, eu égard au manque de main d’œuvre annoncé, tout en ayant un impact direct sur leur marque employeur.

Quels sont les bénéfices pour les entreprises ?

Comme évoqué, par la biais de notre application, les entreprises ont accès à une main d’œuvre formée, qualifiée tout en réalisant une économie par rapport à l’utilisation des canaux usuels. De plus, cela constitue un levier important pour leurs marques employeur.

Quels sont les bénéfices pour les personnes retraitées ?

Notre démarche principale est de lutter contre l’exclusion sociale que peut représenter la retraite pour certaines personnes. Nous souhaitons offrir la possibilité aux retraités de poursuivre une activité, de transmettre leurs savoir et de percevoir un complément de revenu.

Quelles sont les prochaines étapes pour Dahu Solutions ?

La prochaine étape est de déployer Presby en Suisse tout en poursuivant l’amélioration continuelle de notre plateforme, en restant à l’écoute des retours des utilisateurs, lesquels nous importent au plus haut point.

Frédérique Loutan, associé fondateur de Dahu Solutions

Buchard Voyages et l’évolution des habitudes touristiques des seniors

Buchard Voyages et l’évolution des habitudes touristiques des seniors

Temps de lecture : 4 minutes

Le senior-lab et Buchard Voyages ont récemment collaboré pour étudier l’évolution des habitudes de l’actuelle et future génération de seniors en matière de voyages. Cela a permis à Buchard Voyages d’orienter son offre pour répondre à des attentes des plus en plus variées. Nous en avons discuté avec Jack Magnenat, Directeur production et marketing de Buchard.

Pour les peu de personnes qui ne devaient pas connaître votre entreprise, pouvez-vous nous présenter Buchard Voyages ?

Buchard Voyages est une entreprise familiale valaisanne qui a sa clientèle en Suisse romande. Une entreprise qui offre des voyages en car dans toute l’Europe et qui s’est développée au fil des 70 dernières années et offre aujourd’hui aussi des voyages en avion, en croisière et plein-air. Aujourd’hui l’entreprise est dirigée par la troisième génération de la famille Buchard.

À qui s’adresse principalement votre offre ?

Notre offre s’adresse à plusieurs publics. Nous offrons des voyages plutôt destinés à des seniors avec un accompagnement sur mesure, des visites guidées et une organisation qui permet de voyager en toute tranquillité. Nous avons également des voyages destinés aux familles et aux couples qui sont axées sur des destinations balnéaires (Majorque, Costa Brava, Italie). Nous avons enfin des offres pour les jeunes comme des courts séjours aux parcs d’attractions.

Observez-vous un changement d’habitudes de vos clients en matières des voyages ? Comment vous vous y adaptez ?

Les habitudes des clients changent et tendent à devenir plus volatiles avec plusieurs façons de voyager qui coexistent. Pour cela, nous avons diversifié notre offre avec des voyages en avion, des croisières et des voyages plein-air afin de répondre à différents souhaits et proposer des voyages qui permettent au client une expérience exclusive. On cherche toujours à proposer quelque chose d’authentique.

Dans quelle mesure les retours de la communauté du senior-lab ont orienté votre offre ?

Ils ont orienté notre offre de différentes manières. Nous avons par exemple misé sur des séjours actifs (randonnée, vélo électrique) mais aussi développé un concept de voyage liberté qui offre une plus grande indépendance tout en bénéficiant du confort offert par Buchard. Nous avons aussi un concept écologique qui nous tiens à cœur et qu’on aimerait développer pour mieux répondre aux attentes de nos clients qui sont toujours plus sensibles à ces aspects comme l’ont bien montré les focus groups réalisés par le senior-lab. Enfin, suite aux retours de la communauté du senior-lab, nous développons aussi des voyages axés sur des expériences exclusives, p.ex. avec des ateliers de cuisine avec des chefs renommés, qui représentent une plus-value par rapport aux voyages individuels.

Vous parlez d’écologie. Avez-vous des mesures prévues en ce sens ?

Nous avons commencé par des petites mesures telles que l’utilisation de produits recyclables pendant nos voyages. Pour l’instant nous ne pouvons pas avoir des cars de voyage électriques car ils n’existent pas. En revanche nous avons la dernière génération de cars qui assure une plus grande efficience et on investit à l’interne pour produire de l’énergie avec des panneaux solaires pour la maintenance des cars et des infrastructures. Pour le voyage, nous travaillons avec des hôtels et des guides qui ont à cœur les aspects écologiques, par exemple en évitant le gaspillage alimentaire ou en assurant la protection des animaux. Il s’agit donc d’un concept global composé de petites mesures qui ont un effet cumulé.

Vous avez aussi parlé de voyages actifs avec des trekking sur plusieurs jours ou des tours à vélo électrique…

Nous développons effectivement une nouvelle communauté de clients pour les voyages électriques avec des destinations plutôt en Suisse ou au sud de l’Europe (p.ex. vélo électrique en Toscane). Les clients peuvent prendre avec leur vélo électrique ou le louer sur place et on organise des tours en vélo avec des visites guidées ou des expériences de dégustation qui permettent d’être plus proche du terroir.

Jack Magnenat, Directeur production et marketing de Buchard.

Comment exploiter la consommation d’électricité pour augmenter la sécurité des seniors ?

Comment exploiter la consommation d’électricité pour augmenter la sécurité des seniors ?

Temps de lecture : 6 minutes

Siima est un système de téléassistance invisible et automatique qui apporte une sécurité supplémentaire dans la vie quotidienne des seniors et de leurs proches. Le senior-lab a accompagné Siima dans le développement et la validation de ce système afin de mieux l’adapter aux besoins des seniors. Pour mieux connaitre cette solution, nous avons interviewé Andreas Müller, fondateur de Siima.

Siima est un système de téléassistance innovateur que vous venez de développer, de quoi s’agit-il exactement ?

Siima est un nouveau système de téléassistance passif différent des autres produits existants. Nous nous sommes rendu compte que les systèmes de téléassistance qui existent aujourd’hui présentent certaines problématiques, notamment ils sont très intrusifs dans la sphère privée des personnes âgées, ils sont stigmatisant et peu acceptés et ils présentent des problèmes d’autonomie. Siima répond à ces problématiques et permet de détecter automatiquement une situation de besoin de la part d’une personne âgée et d’activer une alarme vers un proche ou une centrale d’appels d’urgences.

Comment ce système peut-il détecter une situation de besoin ?

Sur la base de la consommation d’électricité, Siima arrive à saisir et reconnaitre les routines quotidiennes de la personne. Sur la base de ces routines, le système est capable de détecter des anomalies lorsque la consommation d’électricité ne respecte pas la fluctuation attendue. Si par exemple une personne a l’habitude de boire un café le matin à 7h et un jour elle n’arrive pas à sortir du lit à cause d’un problème, le système va détecter une consommation d’électricité atypique et va alerter automatiquement un proche ou une centrale d’appels d’urgences qui peut vérifier si la personne a besoin d’aide. La centrale d’alarme peut également alerter un voisin, un proche ou le service des soins à domicile qui peut se rendre sur place pour aider la personne.

À qui s’adresse ce système ?

Aujourd’hui Siima s’adresse principalement aux seniors qui vivent seuls, qui sont actifs mais qui ont un besoin de sécurité supplémentaire dans leur vie quotidienne. Cela est aussi très apprécié par les proches qui peuvent ainsi vivre plus sereinement. Nous travaillons également avec les services sociaux des villes en Suisse, notamment avec des appartements loués à des personnes de tout âge avec des besoins particuliers (p.ex. à cause de problèmes de santé). L’objectif de ce système est d’augmenter la sécurité et la sérénité des personnes et de leurs proches.

D’où est née l’idée de ce système ?

Comme nous travaillons dans le domaine de l’énergie chez Energie Wasser Bern, nous avons eu plusieurs réflexions autour d’une solution pour augmenter la sécurité des personnes en exploitant les données sur la consommation d’électricité. Nous avons étudié les limites des systèmes de téléassistance actuels et avons discuté avec beaucoup de seniors et de proches pour concevoir une solution simple et moins intrusive. Notre système mise sur la simplicité. Il confronte tout simplement les habitudes quotidiennes des personnes avec leur consommation d’électricité et l’algorithme s’adapte en continu pour prendre en considération les changements d’habitudes qui interviennent avec le temps.

Justement, les habitudes des personnes, bien que routinières, tendent aussi à évoluer avec le temps…

Exactement, et il est important de considérer ces changements et que notre système soit en mesure de s’y adapter automatiquement. Grâce à la collaboration avec le senior-lab, qui a réalisé des focus group et des tests utilisateurs (customer journey) auprès de seniors et des proches, nous avons par exemple compris l’importance de prendre en considération les changements des routines entre les différentes saisons de l’année et actuellement notre système est paramétré pour reconnaitre automatiquement ces changements et éviter les fausses alertes. Les tests avec les utilisateurs nous ont aussi permis de comprendre que le système a besoin d’une période initiale de 4 semaines pour identifier et reconnaitre correctement les habitudes des clients.

Vous avez une approche très participative. En quoi les retours des seniors et des proches vous ont été utiles ?

Pour nous c’était très important de travailler avec le senior-lab pour avoir une organisation externe et neutre qui nous permettait de mieux comprendre les besoins et les avis de nos clients potentiels. La recherche de marché qu’ils ont réalisé nous a montré quel était le positionnement de Siima vis-à-vis des autres solutions. Les retours des seniors et des proches ont tout particulièrement été précieux et ils nous ont permis par exemple d’améliorer nos mesures de protection des données et de mieux calibrer les prix pour rendre notre système plus attractif (nous avons baissé les prix à partir de 2022). Une autre observation intéressante concernait la volonté de certaines personnes de pouvoir lancer une alarme de façon active. Nous sommes ainsi actuellement en train de développer un système qui combine notre alarme passif (alarme automatique sur la base de la consommation d’électricité) avec la possibilité de lancer activement une alarme (alarme manuelle de la personne).

Quels sont les prochaines étapes de Siima ?

Le produit est disponible dans toute la Suisse. Aujourd’hui on doit installer physiquement le « smart meter » (compteur intelligent) dans le logement du client pour pouvoir collecter les données sur la consommation d’électricité. À l’avenir, une loi fédérale prévoit l’obligation d’avoir un « smart meter » dans chaque logement en Suisse. Cela permettra de partager ces données beaucoup plus facilement et de développer et diffuser des solutions innovantes telles que siima. Les clients pourront ainsi s’abonner plus facilement à siima sans devoir installer un outil supplémentaire.

Fondateur de Siima