Semaine de la mobilité du senior-lab

Temps de lecture : 2 minutes

Du 16 au 22 septembre 2021, en coïncidence avec la Semaine européenne de la mobilité, le senior-lab a organisé une série de conférences en ligne pour aborder la thématique de la mobilité des seniors de différents points de vue.

Dans l’esprit d’un living lab, cet événement a permis d’échanger avec les différentes parties prenantes qui ont un rôle à jouer dans le développement de la mobilité des seniors. Et comme pour l’ensemble des activités du senior-lab, les seniors seront au cœur de l’événement à travers un panel qui interagira directement avec les intervenant·e·s.

Sur cette page, vous pouvez retrouver les vidéos de toutes les conférences et conversations de la Semaine de la mobilité du senior-lab.

Enjeux pour les collectivités publiques

La mobilité comme champ de recherche académique

La mobilité du futur : opportunités et défis

Sports, loisirs, santé physique des seniors

Science-fiction et mobilité : quel sera l’avenir ?

Walking football : des pas vers la reconnaissance

Partenaires de l’événement

Co-sponsor

Avec le soutien de

En collaboration avec

Communiqué de presse de la Semaine de la mobilité du senior-lab

Communiqué de presse de la Semaine de la mobilité du senior-lab

Temps de lecture : 5 minutes

Semaine de la mobilité du senior-lab :
Une série de conférences en ligne pour aborder la mobilité des seniors à travers différents regards

Du 16 au 22 septembre 2021, dans le cadre de la Semaine européenne de la mobilité, le senior-lab organise une série de courtes conférences en ligne, grand public, dédiée à la mobilité des seniors. Dans l’esprit d’un living lab, cet événement est l’occasion d’entendre et de discuter de la mobilité des seniors avec les acteurs et actrices concerné·e·es. Des professionnel·le·s d’entreprises de transports, des représentant·e·s des collectivités publiques et du milieu associatif, des chercheur·e·s et les seniors eux-mêmes apporteront leur regard sur cette thématique cruciale dans notre société vieillissante. Cet événement est organisé en collaboration avec le Stabbi’lab d’Annecy.

A l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité, le senior-lab invite le grand public et les professionnel·le·s intéressé·e·s à participer à quatre conférences en ligne pour approfondir la thématique de la mobilité des seniors à travers le regard d’expert·e·s de la région transfrontalière, y compris des seniors.

Des professionnel·le·s de divers milieux prendront la parole au fil de la semaine pour faire le point avec nous sur la situation actuelle en matière de mobilité des seniors et évoquer les développements qui se profilent. Tout au long des conférences, elles·ils auront l’occasion d’échanger avec un panel de seniors composés d’aîné·e·s du canton de Vaud et de Haute-Savoie.

Cet événement sera également l’occasion de présenter les résultats d’un sondage national mené en 2021 par le senior-lab, en collaboration avec rundum mobil GmbH. Ce sondage a permis de récolter de nombreuses données sur les habitudes et les avis de plus de 1’400 seniors résidant en Suisse et constitue une source d’informations précieuses pour des futures innovations en matière de mobilité.

Résumé du programme

  • Jeudi 16 septembre, 17h00-18h15 – Seniors et mobilité: quels enjeux pour les collectivités publiques?
  • Vendredi 17 septembre, 13h00-14h15 – La mobilité des seniors : un champ de recherche pour le milieu académique
  • Mardi 21 septembre, 17h00-18h15 – La mobilité du futur : opportunités et défis dans un contexte de vieillissement de la population
  • Mercredi 22 septembre, 17h00-18h30 – Sports, loisirs et santé : comment les seniors investissent leur corps ?

La Semaine de la mobilité du senior-lab est un événement gratuit, accessible sur inscription via www.senior-lab.ch. Il bénéficie du soutien de la Ville de Lausanne et de la Clinique de La Source.

A propos du senior-lab : le senior-lab est une plateforme de recherche appliquée et d’innovation dédiée à la qualité de vie des seniors. Il a été fondé en 2018 par trois Hautes Ecoles vaudoises : l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne, la Haute Ecole de Gestion et d’Ingénierie de Canton de Vaud et l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source. Cette plateforme interdisciplinaire, unique en son genre en Suisse romande, se démarque par sa méthodologie et son approche participative de création de solutions innovantes pour le bien-vieillir, avec et pour les seniors.

Sondage sur un système de téléassistance innovant

Sondage sur un système de téléassistance innovant

Temps de lecture : 2 minutes

[FR]

Le senior-lab réalise actuellement une étude portant sur l’utilisation d’un dispositif innovant, autonome et invisible. Celui-ci permet de détecter les incidents et les chutes chez les seniors vivant à leur domicile et de donner l’alerte à un proche ou à un service de santé, sans que ceux-ci ne doivent porter de montre-alarme ou modifier leur logement.

Nous invitons les personnes de 65 ans et plus et leurs proches, résidant en Suisse à nous partager leur avis sur ce type de dispositif et sur ses fonctionnalités pour qu’il puisse répondre au mieux aux besoins de la population. Vos réponses sont traitées de façon anonyme et confidentielle. Vous pouvez participer au sondage jusqu’au 15 août 2021.

Les sondages pour les seniors et pour leurs proches sont clos.

[DE]

Das senior-lab führt eine Studie zur Nutzung eines innovativen, autonomen und unsichtbaren Alarm-Systems durch. Dieses stellt Ereignisse und Stürze bei Seniorinnen und Senioren zu Hause ohne Notrufarmband und ohne bauliche Massnahmen fest und alarmiert Nahestehende und Gesundheitsdienste. Damit soll den Seniorinnen und Senioren und ihren Angehörigen diskret zusätzliche Sicherheit geboten werden.

Das senior-lab lädt alle über 65-Jährigen un Ihre Angehörigen mit Wohnsitz in der Schweiz ein, ihre Meinung zu diesem System und seinen Funktionalitäten zu sagen, damit wir es möglichst genau auf die Bedürfnisse der Bevölkerung zuschneiden können. Die Umfrage läuft bis zum 15. August 2021.

Die Umfragen für Senioren und ihre Angehörigen sind abgeschlossen.

Entretien avec Simon Stocker – GERONTOLOGIE CH

Entretien avec Simon Stocker – GERONTOLOGIE CH

Temps de lecture : 3 minutes

« Ma commune, amie des aînés » est une plateforme qui vise à rendre les communes plus conviviales pour les seniors. Développée par GERONTOLOGIE CH, cette plateforme permet aux acteurs politiques et aux professionnel·les d’évaluer dans quelle mesure leur commune est adaptée aux besoins des personnes âgées. Nous en avons parlé avec Simon Stocker, Chef de projet « Politique de la vieillesse » auprès de GERONTOLOGIE CH et responsable du développement de la plateforme.

Comment est née l’idée de cette plateforme ?
Déjà depuis 2012, il y avait un questionnaire sur papier. On m’a demandé de le réviser. Il a été immédiatement clair que le nouveau produit devait être numérique et librement accessible afin de rendre le questionnaire accessible au plus grand nombre de personnes et de communes possible.

Comment les acteurs politiques et les professionnel-le-s peuvent utiliser cette plateforme ?
D’une part, un questionnaire est fourni. Il peut être utilisé gratuitement en ligne ou sur papier. Les personnes âgées évaluent leur commune de cette manière. Il est préférable qu’une commune, une ville ou même une organisation réalise une telle enquête. Tous les retours d’information peuvent être évalués dans un outil Excel. GERONTOLOGIE CH soutient également les communes et les conseille sur la meilleure utilisation possible d’une enquête. D’autre part, de nombreuses connaissances et exemples sont également disponibles sur la plateforme. Cela sert à stimuler les communes avec des bonnes pratiques.

On sait que les profils et les besoins des personnes âgées sont très différents les uns des autres. Ça n’a pas dû être simple de développer un test « standardisé » qui tiens compte de cette hétérogénéité. Comment avez-vous réussi à intégrer cette hétérogénéité dans le test ?
C’était un véritable défi. Le questionnaire est basé sur le concept de « villes amies des aînés » de l’OMS. Il est donc très bien fondé. Dès 2021, un large groupe de travail l’a élaboré. Lors de la révision du questionnaire, nous avons à nouveau consulté des experts afin d’obtenir une image large et bien fondée.

Pouvez-vous nous fournir des exemples de mesures qui caractérisent une commune amie des aînés ?
Il existe différents niveaux de mesures. Des mesures structurelles telles que l’installation de bancs de parc supplémentaires. Des mesures sociales telles que la création d’un groupe de cuisine pour les personnes âgées ou d’un groupe d’entraide pour les proches aidants. Mais aussi des informations améliorées sous la forme d’un aperçu. Souvent, les questions donnent déjà une indication de la direction dans laquelle la commune doit travailler.

Vous avez lancé la plateforme en début 2021. Est-ce que les communes ont déjà montré de l’intérêt pour cet outil ?
Nous sommes satisfaits jusqu’à présent, oui. Certaines communes réalisent des enquêtes avec ce système et certains cantons se montrent intéressés à offrir la plateforme à leurs communes et à la promouvoir. Nous évaluons actuellement la plateforme afin de l’améliorer encore. Pour ça, une unité spécialisée dans la politique du vieillissement à GERONTOLOGIE CH développe un concept pour aider les communes à réaliser des enquêtes participatives. La plateforme et le projet sont en constante évolution.

Simon Stocker, Chef de projet « Politique de la vieillesse » auprès de GERONTOLOGIE CH et responsable du développement de la plateforme.

Évolution des formes d’habitat pour vieillir chez soi – conférences et table rionde

Évolution des formes d’habitat pour vieillir chez soi – conférences et table rionde

Temps de lecture : 1 minute

En pleine évolution, l’habitat pour seniors doit répondre à des logiques économiques, tout en proposant des concepts innovants adaptés aux besoins et aux attentes de ce public hétérogène. La présentation de trois projets passionnants ont permis de faire le point de la situation actuelle et d’interroger la manière dont l’habitat peut évoluer avec les seniors.

L’événement s’est terminé par une riche table ronde avec les interventions de Gabrielle Wanzenried (professeure à la HEIG-VD), Christophe Büla (chef du Service de gériatrie et de réadaptation gériatrique du Département de médecine, CHUV), Antonello Spagnolo (directeur de l’insertion et des solidarités auprès de la Direction générale de la cohésion sociale du Canton de Vaud) et Willie Anhorn (créateur de la Fondation NetAge et membre de la communauté du senior-lab).

Présentations

“Les logements protégés, alternative à l’EMS favorisant le maintien à domicile?” par Marion Droz Mendelzweig et Maria-Grazia Bedin, professeures à La Source.

“Modèle d’habitat et de soins intégrés orientés vers l’environnement social: facteurs de succès et barrières” par Delphine Roulet Schwab, professeure à La Source et membre du Groupe de pilotage du senior-lab.

“Habitat inclusif: le pari de l’empowerment” par Fany Cerese, Dr. en Architecture, Atelier AA à Montpellier et Kevin Charras, Dr. en psychologie environnementale, directeur du living lab vieillissement et vulnérabilité, CHU de Rennes

Revue de presse

La conférence et table ronde a aussi donné lieu à un article paru dans “Commune Suisse”, la revue de l’Association des Communes Suisses.

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Entretien avec Daniel Rohrer – CARA

Entretien avec Daniel Rohrer – CARA

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En 2021, le dossier électronique du patient verra le jour en Suisse. Cette plateforme digitale fortement voulue par la Confédération promet de mettre le patient au centre du processus de soins et d’améliorer la coordination entre les acteurs sanitaires. Pour mieux comprendre comment le dossier électronique du patient pourra atteindre cet objectif et analyser les avantages pour les seniors, nous avons interviewé Daniel Rohrer, chargé de missions chez CARA, la communauté de référence intercantonale romande responsable de la gestion et la diffusion du dossier électronique du patient.

Qu’est-ce que c’est le dossier électronique du patient ?
Le dossier électronique du patient (DEP) sera dans un futur très proche le moyen pour les patients pour accéder à leurs propres informations de santé de manière simple et sécurisée et pour les partager avec les professionnels de leur choix et en qui ils ont confiance. Cela implique le passage d’un fonctionnement où l’information sur la santé du patient transite entre différents prestataires mais rarement auprès du patient lui-même, à un système où c’est le patient qui va être au cœur de l’échange d’information qui le concerne.

Concrètement, l’accès au DEP se fait via une plateforme en ligne sécurisée et un moyen d’identification électronique avec un processus qui rassemble à celui de l’e-banking. Une fois connecté, la personne peut gérer son DEP, consulter les informations sur sa santé, ajouter ou supprimer un document, donner les droits d’accès aux professionnels de la santé, etc.

Qui peut ouvrir une DEP ?
Le DEP peut être ouvert par toute personne possédant un numéro AVS. Le numéro AVS permet de garantir qu’il y ait un seul DEP pour un patient, ce qui évite les doublons entre plusieurs dossiers. Les mineurs et les personnes sans capacité de discernement peuvent aussi ouvrir un DEP à travers un représentant qui peut gérer le DEP pour euxn ligne via un formulaire sur le site de CARA, ou alors dans certaines institutions de santé. Une fois le DEP créé, le patient sera invité à se procurer un moyen d’identification électronique pour lequel il sera nécessaire de procéder à une vérification de l’identité dans un endroit défini par le canton concerné.

Pourquoi une personne âgée devrait-elle avoir intérêt à ouvrir un DEP ?
Pour une personne âgée c’est intéressant d’avoir un DEP parce qu’à priori la prise en charge médicale augmente tendanciellement avec l’âge. Ce n’est pas une règle absolue mais on voit qu’avec l’avancement de l’âge il y a de plus en plus de prestataires de soins qui vont participer à la prise en charge de la personne. Compte tenu de ce nombre plus important de prestataires de soins impliqués, l’échange d’information s’avère très important pour assurer une prise en charge coordonnée et de qualité.

Qui peut accéder au DEP ?
Au moment de l’ouverture du DEP, c’est uniquement le patient lui-même ou son représentant s’il en a un qui peut accéder au DEP. Ensuite, le patient peut choisir les professionnels de santé ou les groupes de professionnels de santé (p.ex. une clinique ou un service d’aide et soins à domicile) à qui il veut donner un droit d’accès. Les professionnels de la santé doivent être reconnus légalement. Les employeurs, les assureurs maladie et l’Etat ne font pas partie du système et ne peuvent pas accéder au DEP.

Quel rôle les seniors peuvent-ils jouer dans la gestion de leurs données sanitaires ?
C’est très variable selon les personnes mais je pense qu’il y aura des personnes qui voudront gérer elles-mêmes leur dossier et d’autres qui préféreront laisser à une personne de confiance (un représentant) le soin de le gérer. Parmi les personnes âgées il y a des personnes qui ont déjà connu une prise en charge médicale, ou qui sont actuellement en cours de traitement et qui ont une certaine expérience et expertise de leur propre santé. Ces personnes peuvent ainsi juger de ce qu’il leur semble important dans leur santé et à quel professionnel de santé ou à quelle institution ils font confiance. Je pense que ces personnes auront une réelle plus-value dans la gestion de leurs propres données dans le DEP. Les personnes âgées peuvent aussi jouer un rôle important en incitant leurs professionnels de la santé à participer au DEP et à y partager leurs informations de santé.

Est-ce que l’ouverture du DEP est obligatoire et payante ?
CARA et ses cantons membres (VD, GE, VS, FR, JU) sont dans une démarche de santé publique. Le DEP de CARA est gratuit. Les cantons membres se sont également engagés à offrir gratuitement le moyen d’identification électronique aux patients.

Comment une personne qui n’utilise pas internet peut accéder au DEP ?
Les personnes qui n’ont pas d’accès à internet, peuvent désigner un représentant (p.ex. un conjoint, un enfant, un représentant thérapeutique ou un professionnel de la santé) qui peut accéder à son DEP et le gérer à sa place. Le représentant pourra ainsi informer le patient des informations téléchargés dans son DEP et le gérer selon ses volontés. CARA va également encourager la fourniture de formations pour les patients afin de limiter la fracture numérique.

Comment CARA assure que les données soient archivées et utilisées dans le respect des normes de sécurité ?
La question de la sécurité et de la protection des données est primordiale. Premièrement il existe une loi fédérale spécifique pour nos activités qui précise comment nous devons assurer la sécurité des informations. Les données doivent notamment être traitées et hébergées en Suisse. Ces obligations légales en termes de sécurité vont très loin et elles sont vérifiées régulièrement par un organe externe dans le cadre du processus de certification. CARA sous-traite la plateforme informatique à La Poste qui, par leur expérience avec Post Finance, est en mesure de fournir l’infrastructure technique conforme aux normes de sécurités.

Quand le DEP sera-t-il introduit en Suisse romande ?
CARA est en cours de certification et prévoit de pouvoir ouvrir les premiers DEP au premier semestre 2021. Les personnes pourront ouvrir leur DEP en ligne via un formulaire sur le site de CARA, ou alors dans certaines institutions de santé. Une fois le DEP créé, le patient sera invité à se procurer un moyen d’identification électronique pour lequel il sera nécessaire de procéder à une vérification de l’identité dans un endroit défini par le canton concerné.

Daniel Rohrer, chargé de missions chez CARA